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Madagascar secoué par la colère des jeunes : la capitale sous couvre-feu

TéMa · · 2 min de lecture

À Antananarivo, la jeunesse malgache est descendue dans la rue pour dire stop aux délestages, à la corruption et à l’inertie politique. Cinq morts, un ministre limogé et un président sous pression. Une révolte qui rappelle, par son énergie, d’autres soulèvements populaires, jusqu’au Népal.

Madagascar secoué par la colère des jeunes : la capitale sous couvre-feu

À Antananarivo, la jeunesse malgache est descendue dans la rue pour dire stop aux délestages, à la corruption et à l’inertie politique. Cinq morts, un ministre limogé et un président sous pression. Une révolte qui rappelle, par son énergie, d’autres soulèvements populaires, jusqu’au Népal.

Une étincelle : l’eau et l’électricité manquent

C’est parti d’un ras-le-bol concret : pannes d’électricité à répétition, robinets à sec, réfrigérateurs muets dans la capitale malgache. Les délestages de la compagnie publique Jirama ont transformé l’agacement en mouvement massif.

La Génération Z s’enflamme

Jeunes, connectés, sans leader unique mais soudés en ligne, les membres de Gen Z Madagascar ont lancé des appels sur TikTok et Facebook. Le 25 septembre, les rues d’Antananarivo se sont emplies de pancartes : “Water and electricity are basic human rights”.

Violences et répression

La tension a vite dégénéré : gaz lacrymogène, tirs de balles en caoutchouc, barricades en flammes. Cinq morts, des dizaines de blessés. Les autorités ont imposé un couvre-feu nocturne et renforcé la présence policière.

Geste politique, tension persistante

Sous pression, le président Andry Rajoelina — revenu précipitamment de l’ONU — a limogé son ministre de l’Énergie. Mesure jugée insuffisante : les manifestants exigent une refonte du système énergétique et des réponses contre la corruption.

Écho au Népal : mêmes frustrations, même génération

À plus de 7 000 km de là, le Népal a connu ces derniers mois ses propres secousses. Là aussi, c’est la jeunesse urbaine qui a pris la rue, dénonçant le chômage endémique, l’inflation et un État incapable d’assurer des services de base. Comme à Madagascar, les réseaux sociaux ont catalysé la mobilisation.

À Katmandou, on a vu la même colère contre une classe politique jugée déconnectée, la même défiance envers les institutions, la même créativité dans les slogans. Un détail frappe : les deux mouvements se revendiquent sans couleur partisane, portés par une génération qui veut “changer les règles” plutôt que s’aligner derrière des partis existants.

Point commun clé : un combat pour la dignité quotidienne. Quand l’électricité manque à Tana ou que les infrastructures s’effondrent à Katmandou, c’est plus qu’un service public défaillant ; c’est un symbole d’État absent.

Et maintenant ?

À Madagascar comme au Népal, le pouvoir cherche à gagner du temps — promesses d’audits, remaniements, “plans d’urgence”. Mais le climat reste inflammable. Les jeunes ont compris la puissance de la rue et du numérique.

Si la réponse se limite à des gestes symboliques, le cycle protestation-répression pourrait s’installer durablement, fragilisant deux démocraties déjà vulnérables.

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