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TéMa.

Téma [verbe] : regarder / capter ce qui se passe.

Photographies documentaires

Reportages

Les photo-reportages présentés ici sont issus de travaux de terrain menés sur la durée. Ils s’inscrivent dans une démarche d’observation et de narration, attentive aux contextes politiques, sociaux et humains. Chaque reportage est construit comme un récit cohérent, associant images et texte. Le travail photographique ne cherche pas l’illustration immédiate de l’actualité, mais une compréhension plus lente des situations, de leurs causes et de leurs conséquences. Ces projets sont réalisés de manière indépendante, sans contrainte de format ou de calendrier. Ils peuvent donner lieu à des publications, des expositions ou des formes éditoriales autonomes.

EuroNaval 2026

EuroNaval 2026

LA GUERRE NAVALE CHANGE DE VISAGE Drones sous-marins, navire sans équipage, systèmes d'armes toujours plus sophistiqués. Sur les stands d'Euronaval, une réalité s'impose : la bataille pour la maitrise des mers est déjà engagée. Derrière les démonstrateurs les innovations technologiques, les grandes puissances préparent les affrontements de demain. Moins d'équipages. Plus d'autonomie. Des capacités de frappe et de surveillance démultipliées. De Leonardo à Naval Group, de Thales à Lockheed Martin, les industriels dévoilent leurs réponses à un environnement stratégique où la supériorité navale redevient un enjeu majeur de puissance. Mais au-delà des prouesses technologiques, une question s'impose : qui dominera les océans demain ?

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Manifestation du 31 Octobre 2026

Manifestation du 31 Octobre 2026

Images du mouvement social du 31 Octobre à Marseille

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Marseille Manifestation du 24 Octobre

Marseille Manifestation du 24 Octobre

Images du mouvement social du 24 Octobre à Marseille

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Marseille lors du mouvement social le 17 Octobre 2026

Marseille lors du mouvement social le 17 Octobre 2026

Documentation visuel d'une partie du mouvement du 17.10 à Marseille

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24 heures à tenir

24 heures à tenir

Pendant vingt-quatre heures, le Bol d’Or ne s’arrête jamais. Sur la piste, les motos enchaînent les tours à un rythme que la nuit ne ralentit pas. Autour, une autre course se joue. Celle des mécaniciens, des équipes, des commissaires et de tous ceux qui vivent au rythme des passages aux stands, des ravitaillements, des réparations et des incidents. Ce reportage photographique s’intéresse autant à la compétition qu’à ce qui l’entoure. Aux gestes répétés, aux visages marqués par les heures, aux machines que l’on démonte avant de les renvoyer en piste, au public qui attend et à cette lumière particulière qui accompagne une course lorsqu’elle traverse la nuit. Au Bol d’Or, la vitesse est spectaculaire, mais elle ne raconte qu’une partie de l’histoire. L’endurance porte bien son nom. Il ne suffit pas d’aller vite. Il faut tenir.

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Les dernières braises

Les dernières braises

Pendant plusieurs heures, j'ai suivi une équipe de sapeurs-pompiers engagée sur un feu de forêt. Entre action, attente et solidarité, ces images racontent le quotidien de femmes dont la présence reste encore largement invisible.

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Quand le ciel prend feu

Quand le ciel prend feu

Dans le Var, autour de Pontevès, l’incendie ne se résume pas aux flammes. Il se lit dans les terres noircies, les arbres brûlés, les engins couverts de poussière et les visages marqués par la fatigue. Sur le terrain, les pompiers poursuivent leur travail bien après le passage du front principal. Ils reconnaissent les zones touchées, surveillent les reprises, déroulent les tuyaux et ravitaillent les véhicules. Autour d’eux, une autre organisation se met en place. Des habitants, des agriculteurs et des bénévoles apportent de l’eau, préparent les repas et mettent leurs véhicules à disposition. Les citernes agricoles rejoignent les camions rouges tandis que, dans le village, chacun observe la fumée et tente de comprendre la direction prise par le feu. Réalisé au cours d’une journée, ce reportage raconte moins l’affrontement spectaculaire avec les flammes que tout ce qui permet de tenir face à elles. Une lutte faite d’attente, d’épuisement, de solidarité et d’une vigilance qui ne cesse pas lorsque le feu disparaît derrière les collines.

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Eurosatory, à hauteur d’homme

Eurosatory, à hauteur d’homme

Eurosatory, à hauteur d’homme Au milieu des blindés, des drones et des démonstrations calibrées, j’ai choisi de regarder ailleurs. Ou plutôt autrement. Avec un traitement absurde à l'image des situations. Cette série, réalisée en approche street photography durant Eurosatory, s’éloigne du spectaculaire pour s’attarder sur ce qui vit entre les machines. Les gestes, les attentes, les regards perdus, les silences entre deux négociations. Dans un univers pensé pour exposer la puissance, j’ai cherché les failles humaines. Le détail d’une main sur une arme, un militaire absorbé par son téléphone, un industriel figé dans la chaleur. Tout ce qui échappe au récit officiel. Ici, l’armement devient décor. Le sujet, ce sont les hommes et les femmes qui gravitent autour. Ceux qui vendent, observent, testent ou rêvent la guerre de demain. Cette série interroge la banalisation de la technologie militaire dans l’espace public et la manière dont l’industrie de défense met en scène sa propre normalité. Une chronique visuelle du contemporain, où la guerre se raconte parfois dans un pli de chemise ou un reflet sur une vitre blindée.

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Rassemblement "Justice pour Mehdi, 20 ans, mort pour rien."

Rassemblement "Justice pour Mehdi, 20 ans, mort pour rien."

Ce 22 novembre, Marseille s’est rassemblée en mémoire de Mehdi Kessaci, assassiné par des narco-trafiquants. Mehdi a été tué pour avoir simplement été le frère d’Amine Kessaci, militant anti-narcos et engagé politiquement. Amine est l’auteur du livre « Marseille, essuie tes larmes », dans lequel il dénonce le milieu marseillais du narco-trafic. Le meurtre de Mehdi est considéré par la police comme un avertissement destiné à Amine, afin qu’il cesse ses actions contre le trafic de drogue.

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Une soirée pour prendre place

Une soirée pour prendre place

Une soirée d’inauguration n’est jamais seulement une suite de prises de parole. C’est un moment de passage, un espace où les trajectoires se croisent, où les intentions se formulent, parfois à voix basse. Lors de l’inauguration de la section locale de WAVE – Les Elles de l’Auto, j’ai choisi de photographier ce qui se joue entre les cadres officiels. Les regards depuis la salle, les échanges informels, l’attention portée aux mots, mais aussi les silences et les gestes périphériques qui racontent souvent autant que les discours. L’approche se veut volontairement légèrement décalée. Rester fidèle à l’événement, sans le figer. Documenter, sans se limiter à l’illustration. Ces images cherchent à capter une dynamique collective en train de se construire, dans un univers professionnel encore très codifié. Une inauguration, oui. Mais surtout le début d’une présence, d’un réseau, et d’une parole qui s’installe.

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Crystal Arrow 2026 : la Lettonie prépare la guerre des drones

Crystal Arrow 2026 : la Lettonie prépare la guerre des drones

Crystal Arrow 2026 : dans les forêts lettones, l’OTAN apprend la guerre version Ukraine Lors de l’exercice Crystal Arrow 2026, organisé dans les forêts du sud-est letton, l’OTAN a testé massivement l’emploi de drones terrestres inspirés des tactiques ukrainiennes. Entre fascination technologique, difficultés de communication et préparation assumée à un conflit face à la Russie, l’Alliance découvre que la guerre du futur pourrait surtout ressembler à une guerre d’usure profondément dépendante du terrain. Une guerre de robots dans les bois baltes Dans les forêts marécageuse du sud-est letton, la guerre du futur s’enlise déjà dans la boue. À près de deux heures de Riga, autour du polygone militaire de Sēlija, les blindés de l’OTAN croisent des robots terrestres, des drones FPV et des pick-up civils transformés en plateformes tactiques. Officiellement, l’exercice “Crystal Arrow 2026” doit démontrer la montée en puissance de la défense de l’Alliance sur son flanc Est. En réalité, il révèle surtout une chose, l’OTAN cherche encore la bonne manière de faire la guerre version Ukraine. Organisé du 5 au 15 mai par les forces armées lettones, l’exercice rassemble environ 2 500 soldats et 500 véhicules. Mais derrière les chiffres classiques des communiqués militaires, Crystal Arrow marque une rupture doctrinale plus profonde. Pour la première fois à ce niveau, des centaines de systèmes non habités ont été intégrés dans un exercice de brigade de l’OTAN. Dans les bois baltes, l’Alliance ne teste plus seulement des matériels. Elle teste un modèle de guerre. La scène tranche avec l’imagerie traditionnelle des exercices de l’OTAN. Ici, les soldats parlent davantage de latence satellite, de maillage radio ou de brouillage que de manœuvre blindée. Les opérateurs surveillent des écrans thermiques sous des filets de camouflage pendant que de petits véhicules autonomes traversent les chemins forestiers chargés de caisses de munitions ou de blessés simulés. L’ombre omniprésente de l’Ukraine Partout plane l’ombre de l’Ukraine. Depuis 2022, les armées européennes observent avec fascination la guerre menée à l’Est. Une guerre où la masse industrielle compte autant que la manœuvre, où un drone à quelques centaines d’euros peut neutraliser un char, et où la survie dépend parfois davantage d’une connexion Starlink que d’un blindage. Crystal Arrow est la traduction directe de cette sidération stratégique. Mais cette année, un autre basculement est apparu, les drones terrestres ne sont plus considérés comme des gadgets expérimentaux. Ils deviennent des outils tactiques crédibles. Le lieutenant-colonel Andris Brūveris, commandant du 2e bataillon mécanisé letton chargé de la force adverse pendant l’exercice, l’assume ouvertement, les UGV, ces véhicules terrestres sans pilote, ont donné un avantage clair à son unité face à une opposition principalement équipée de drones aériens. “Ils sont des multiplicateurs de force et ils sont là pour rester”, explique-t-il lors d’un briefing organisé sur le terrain de Sēlija. Le militaire letton reconnaît même que les armées baltes ont probablement “un peu de retard” après avoir concentré leurs efforts presque exclusivement sur les drones aériens depuis le début de la guerre en Ukraine. Les “FPV terrestres” changent la manœuvre Cette prise de conscience se traduit désormais directement sur le terrain. Pendant plusieurs jours, les forces adverses ont mené reconnaissance, ravitaillement, évacuation sanitaire et frappes offensives grâce à des robots roulants inspirés des tactiques ukrainiennes. Les combats se sont parfois déroulés sans contact direct entre fantassins, chaque camp s’observant et se frappant à distance par drones interposés. L’un des systèmes les plus remarqués est l’Ark-1, un petit robot à quatre roues développé par la société estonienne Ark Robotics. Vu de loin, l’engin ressemble davantage à une voiture télécommandée qu’à une arme de guerre. Pourtant, il peut emporter une mine antichar de quinze kilos à plus de 40 km/h. Le représentant de Ark le décrit comme “l’équivalent terrestre d’un drone FPV”. L’effet psychologique semble avoir été réel. Plusieurs soldats occidentaux présents pendant les entraînements auraient initialement ri en découvrant ces petits engins. Avant de changer rapidement d’avis après leur emploi opérationnel. “Le premier jour, les Canadiens et les Lettons plaisantaient en disant que c’était un jouet”, raconte un instructeur ukrainien. “Mais après l’opération, ils étaient choqués.” Dans les forêts de Sēlija, les Ark-1 ont été utilisés jusqu’à quinze kilomètres des lignes amies pour effectuer des reconnaissances lorsque le vent empêchait les drones aériens de décoller. D’autres missions ont consisté à neutraliser des obstacles routiers ou frapper des positions défensives. La logique ukrainienne est omniprésente, préserver les hommes, accepter la perte des machines. “C’est moins cher qu’une vie humaine”, résume un sous-officier de l’armée lettone. Quand la forêt devient un brouilleur naturel Mais Crystal Arrow montre aussi immédiatement les limites de cette révolution technologique. Le problème, c’est que la Lettonie n’est pas l’Ukraine. Les officiers lettons le répètent presque avec insistance, le terrain balte change tout. Là où les plaines ukrainiennes offrent des lignes de vue immenses, la Lettonie oppose des forêts épaisses, des marécages, des pistes étroites et un sol sableux qui devient rapidement impraticable. Dans les sous-bois au sud de la Daugava, les robots terrestres perdent régulièrement leur liaison. Les systèmes utilisant Starlink voient leur connexion fortement dégradée sous la couverture forestière. Les arbres deviennent des obstacles tactiques. Pour la première fois, les opérateurs doivent planifier leurs itinéraires non seulement selon le relief ou la menace ennemie, mais aussi selon la densité de la couverture végétale afin de préserver le signal satellite. En creux, Crystal Arrow dévoile l’un des angles morts de la révolution militaire occidentale, la dépendance aux communications permanentes. Depuis plusieurs années, les armées de l’OTAN imaginent le combat futur comme un immense réseau connecté. Tout doit communiquer avec tout. Le drone transmet au blindé. Le blindé partage avec l’artillerie. L’ensemble remonte vers des centres de commandement numérisés. Mais dans les forêts lettones, cette architecture théorique se heurte à une réalité simple, sans réseau fiable, l’autonomie technologique s’effondre vite. L’OTAN apprend désormais des Ukrainiens Les industriels ukrainiens présents sur place le savent mieux que quiconque. Leurs systèmes évoluent désormais tous les trois mois pour suivre les mutations du front. Le robot “Simba”, développé par la société ukrainienne UGV Laboratory, peut transporter plus de 200 kilos de matériel et sert principalement au ravitaillement ou à l’évacuation des blessés. L’entreprise travaille déjà sur une version armée d’une tourelle. Pour ses concepteurs, la question n’est même plus de savoir si ces systèmes vont s’imposer mais quand. “En ce moment, il est impossible de combattre sans UGV”, explique un représentant ukrainien de la société. “Nous ne survivrions pas sans eux.” Cette conviction impressionne les officiers occidentaux présents à Sēlija. Car les Ukrainiens arrivent avec un avantage immense, l’expérience réelle du combat. Pendant longtemps, les armées de l’OTAN regardaient Kiev comme un élève dépendant de l’aide occidentale. Désormais, beaucoup viennent apprendre. Crystal Arrow agit alors comme une inversion symbolique. L’Alliance n’exporte plus seulement son savoir-faire vers l’Est. Elle importe aussi les leçons ukrainiennes. Les pays baltes vivent déjà dans l’après-2022 Cette tension est particulièrement visible dans le discours des officiers lettons. Derrière l’aspect expérimental de l’exercice, une inquiétude stratégique demeure omniprésente, la Russie. À moins de 200 kilomètres de la frontière russe, les scénarios travaillés pendant l’exercice ne relèvent pas du simple exercice académique. Le major Eduards Šinkūns l’a d’ailleurs affirmé sans détour : « La Lettonie a un plan en cas d’invasion hypothétique venue de l’Est. Et les Lettons savent comment l’appliquer. » La phrase peut sembler anodine. Elle résume pourtant l’état d’esprit balte actuel. Dans ces pays, la guerre n’est pas une abstraction géopolitique débattue dans les think tanks occidentaux. Elle est envisagée comme une possibilité concrète. Depuis 2022, Riga accélère donc sa transformation militaire, montée en puissance des réserves, renforcement des infrastructures défensives, multiplication des exercices alliés et adaptation rapide aux retours d’expérience ukrainiens. Crystal Arrow reflète cette mutation. L’exercice ne cherche plus seulement à rassurer politiquement le flanc Est de l’OTAN. Il prépare explicitement une guerre longue, brutale et technologiquement contestée. Une guerre futuriste… et pourtant très ancienne Reste une question fondamentale, l’Alliance est-elle réellement prête ? Car derrière la communication très maîtrisée de l’exercice, plusieurs fragilités apparaissent déjà. Dépendance aux réseaux satellitaires privés. Vulnérabilité des communications. Difficulté à opérer dans des forêts denses. Complexité logistique des systèmes autonomes. Et surtout une évidence que beaucoup de militaires commencent à admettre à demi-mot, aucun robot ne remplace encore un soldat capable de décider seul dans le chaos, aucun robot ne remplace une unité d’infanterie qui occupe un espace. Dans les forêts lettones, la guerre du futur ressemble finalement beaucoup à celle du passé. Sale, lente, confuse et profondément dépendante du terrain. Simplement, désormais, elle avance aussi sur roues électriques.

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Camerone 2026 : l'anniversaire de la Légion étrangère

Camerone 2026 : l'anniversaire de la Légion étrangère

**CAMERONE 2026** Chaque 30 avril, la Légion étrangère rejoue Camerone à Aubagne. Mais derrière le cérémonial, les défilés et les képis blancs, subsistent d’autres images : l’attente, les regards perdus, les gestes mécaniques, les coulisses d’une mémoire militaire entretenue génération après génération. Entre rituel collectif et fragments plus intimes, cette série cherche moins à documenter une cérémonie qu’à observer ce qu’elle produit encore aujourd’hui : une présence, une fascination, parfois une distance. À travers les tribunes, les formations, les temps morts et les mouvements flous, Camerone apparaît comme un espace où se croisent tradition, représentation et regard contemporain sur le fait militaire.

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Traverser sans voir.

Traverser sans voir.

**Traverser sans voir** est une série réalisée sur les routes entre Martigues et la Camargue. Pensé comme un fragment de territoire observé depuis l’habitacle, le projet s’intéresse à ce qui défile sans jamais vraiment être regardé : stations-service, zones commerciales, panneaux, objets abandonnés, traces d’usure ou de rupture. Entre circulation permanente et immobilité sociale, les images documentent une géographie du passage. Un paysage banal, traversé chaque jour, où cohabitent consommation, fatigue visuelle et signes discrets d’abandon. La série ne cherche ni l’événement ni la carte postale. Elle s’attarde sur les marges du trajet, sur ces détails que l’on finit par ne plus voir à force de rouler.

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FIRECLUB : Ce n’est pas un concert, c’est une combustion

FIRECLUB : Ce n’est pas un concert, c’est une combustion

Fireclub, c’est deux corps sur scène, mais une énergie qui déborde largement du cadre. Un duo qui joue comme s’il fallait remplir un espace trop grand pour lui, trop vite, trop fort. Sur scène, tout est tension. Les gestes, les regards, la lumière. Il n’y a pas de distance confortable. Le son frappe, les corps suivent, et l’image doit s’adapter. Cette série est née de cette contrainte. Photographier Fireclub, ce n’est pas documenter un concert. C’est tenter de tenir face à quelque chose de mouvant, d’instable, presque incontrôlable. Les images cherchent moins la précision que l’impact. Du flou, du contraste, des silhouettes prises dans la lumière dure. Des visages qui apparaissent puis disparaissent. Rien n’est figé, tout est en train de se produire. Fireclub ne joue pas. Fireclub brule. Et souvent, ça explose !

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En studio avec PARADE

En studio avec PARADE

Dans l’ombre des scènes et loin du regard du public, la musique prend forme dans des espaces discrets, saturés de câbles, de bois, de métal et de silence. Ce projet s’attache à documenter ces lieux de fabrication du son à travers une immersion dans le studio du groupe de rock marseillais PARADE, là où tout commence, avant même qu’une note ne soit jouée devant une audience. Ici, les instruments ne sont pas seulement des outils, mais des corps en attente. Une basse posée, un pedalboard allumé, une cymbale encore vibrante. Chaque élément porte la trace d’un geste passé ou à venir. Le studio devient un territoire dense, à la fois technique et sensible, où la matière sonore s’organise. Loin du portrait ou de la performance, la série privilégie les signes discrets: un câble qui serpente, une pédale enclenchée, un ampli prêt à répondre. Les membres de PARADE apparaissent en creux, comme des présences intégrées au lieu, absorbées par l’espace plutôt que mises en avant. Ce travail propose une lecture presque tactile de la musique. Il ne montre pas le son, mais ce qui le rend possible. Il explore cet instant suspendu, entre silence et activation, où tout est en place, prêt à vibrer.

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Un week-end au WiM'fest

Un week-end au WiM'fest

La scène éclaire à peine la salle. Le reste disparaît dans l’ombre. Au WIMFEST, la musique n’est pas seulement un son. Elle devient mouvement, tension, présence physique. Les artistes occupent l’espace quelques minutes, puis disparaissent. Les gestes restent, les regards aussi. Cette série a été réalisée au plus près de la scène, dans l’épaisseur du concert. Là où la lumière coupe les visages, où la foule se presse contre les barrières, où chaque chanson transforme brièvement la salle en territoire électrique. Photographier un concert, c’est tenter de retenir ce qui disparaît aussitôt. Une posture. Une vibration. Un instant de lumière. Le reste appartient déjà au silence.

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Avant que la mer ne décide

Avant que la mer ne décide

Ce portfolio documente une séquence d’entraînement opérationnel de la SNSM de Carro (Martigues), au plus près des équipages engagés en mer. Entre préparation, manœuvres collectives et interventions dans l’eau, il montre un travail précis, répété, où chaque geste compte et où la coordination prime sur l’héroïsme. Photographié depuis l’intérieur de l’action, ce reportage s’attache moins au spectaculaire qu’à la réalité du terrain : l’attente, la concentration, la fatigue, la maîtrise technique. Les corps, les regards et les silences disent une disponibilité permanente face à un environnement instable, où l’erreur n’a pas sa place. Il s’agit ici de montrer un travail collectif, discret et exigeant, tel qu’il se pratique loin des urgences médiatisées, mais au cœur de la mission de sauvetage en mer.

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Le temps mort de la course - Dix mille tours 2025

Le temps mort de la course - Dix mille tours 2025

Au Circuit Paul Ricard, la course ne se joue pas seulement sur la piste. Entre deux sessions, dans l’ombre des stands, le temps s’étire : on attend, on répare, on observe. Les moteurs se taisent, les corps patientent, les gestes se répètent. Un reportage photographique sur ce qui ne se voit pas quand les voitures roulent.

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Une journée ordinaire de bikers sur la Côte d’Azur

Une journée ordinaire de bikers sur la Côte d’Azur

À Cogolin, le temps du Chopper and Co' , des motards investissent un paysage balnéaire ultra-codé. Entre motos, discussions, familles et vacanciers, une communauté mobile occupe l’espace sans le transformer. Chronique visuelle d’une présence temporaire, banalisée, loin des clichés de la culture biker.

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Autour du jeu - 3X3 Basketball

Autour du jeu - 3X3 Basketball

Le match n’est qu’un point de départ. À Marseille, le basket 3x3 révèle surtout ce qui l’entoure : fatigue, attente, regards, transmission. Une série où le public et les temps morts racontent autant que les actions.

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Tifnit : un village sacrifié

Tifnit : un village sacrifié

Tifnit, un village sacrifié : la destruction orchestrée du 25 décembre 2023 Le 25 décembre 2023, une page sombre s’est écrite dans l’histoire du Maroc. Ce jour-là, le petit village de Tifnit, situé sur la côte atlantique à une trentaine de kilomètres au sud d’Agadir, a été rasé. Non pas par la force des vagues ou l’érosion côtière, mais par la main de l’État. Une décision brutale, justifiée par des raisons de «d’occupation illégale de l’espace maritime » et de « développement », qui a laissé les habitants désemparés et une communauté entière déracinée. Un village ancré dans l’histoire Tifnit, un hameau berbère, était depuis des dizaines d’années un lieu de vie simple et authentique. Ses habitants, principalement des pêcheurs , vivaient en harmonie avec leur environnement, entre la falaise et l’océan. Le village, était un point de repère pour les pêcheurs locaux et un témoin silencieux de l’histoire des communautés côtières marocaines. Une décision brutale Le matin du 25 Décembre 2023, les habitants de Tifnit ont été réveillés par le bruit des bulldozers et des engins de chantier. Avec une préavis de quelques jours, sans consultation, les autorités ont donné l’ordre de raser le village. Les maisons, les ruelles, les souvenirs , tout a été détruit en quelques heures. Les habitants, choqués et en colère, ont été contraints de quitter leurs foyers, emportant avec eux ce qu’ils pouvaient sauver. La raisons invoquée par les autorités est simples : le village est construit sur le domaine maritime.Il est donc voué à la destruction en vue de l’agrandissement de la réserve naturelle de Souss-Massa . Mais pour les habitants de Tifnit, cette justification sonnent creux. Certains soupçonne des spéculations en vue de la coupe du monde de football en 2030 dont le Maroc et Co-organisateur avec l’Espagne et le Portugal. « Ils auraient pu nous prévenir, nous proposer des solutions, nous reloger dignement », témoigne Bochta, un pêcheur dont la famille vit à Tifnit depuis toujours . « Au lieu de cela, ils ont tout détruit, comme si nous n’existions pas. » Un traumatisme collectif La destruction de Tifnit a laissé une profonde cicatrice dans le cœur de ses habitants. Pour eux, ce n’est pas seulement un village qui a été rasé, mais une partie de leur identité. Les ruines de Tifnit, aujourd’hui silencieuses, racontent une histoire de résistance, mais aussi d’abandon. « Nous ne sommes pas contre le développement, mais pas à n’importe quel prix », un autre pêcheur explique,« Tifnit était notre maison, notre mémoire. Comment peut-on effacer tout cela du jour au lendemain ? » Les images de la destruction ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant l’indignation et la colère. Beaucoup dénoncent un manque de transparence et de respect envers les communautés locales. « C’est une violation des droits des habitants », affirme un militant des droits de l’homme. « L’État a le devoir de protéger ses citoyens, pas de les déposséder. » Un avenir incertain Aujourd’hui, les anciens habitants de Tifnit sont dispersés. Certains ont été relogés dans des villages voisins, d’autres ont trouvé refuge à Agadir. Mais pour beaucoup, la blessure reste ouverte. « Nous ne voulons pas seulement un toit, nous voulons retrouver notre communauté, notre vie », confie Mohamed, un jeune père de famille. Le gouvernement marocain a promis des compensations et des projets de développement pour la région, mais les habitants restent sceptiques. « Ils nous ont déjà tout pris », murmure, le serveur du restaurant de plage Maxim’s. « Comment pouvons-nous leur faire confiance ? » Un symbole des défis à venir La destruction de Tifnit pose des questions plus larges sur le développement au Maroc. Comment concilier modernisation et préservation du patrimoine ? Comment protéger les droits des communautés locales face aux grands projets d’aménagement ? Tifnit n’est peut-être qu’un village parmi d’autres, mais son histoire résonne comme un avertissement. En ce début d’année 2025, les ruines de Tifnit rappellent que le progrès ne doit pas se faire au détriment des plus vulnérables. Elles nous invitent à réfléchir à ce que nous sommes prêts à sacrifier au nom du développement. Et peut-être, dans les décombres de Tifnit, trouverons-nous les clés d’un avenir plus juste et plus respectueux de ceux qui habitent cette terre.

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Surfer une fleur : Nico, shaper hors système

Surfer une fleur : Nico, shaper hors système

Depuis plus de quarante ans, Nico façonne des planches à la main et cultive un esprit libre, loin des podiums et du surf-business. Dans son atelier de La Ciotat, il parle de bois, d’agave, de vagues méditerranéennes, de marques volées et de liberté bricolée. Portrait d’un artisan pour qui le surf n’a jamais été une industrie. Nico, l’artisan du surf : des planches, des fleurs et des vagues À La Ciotat, dans un atelier qui sent la résine, le sel et la liberté, Nico raconte sans filtre plus de quarante ans de surf, de bricolage, de coups de gueule et de poésie. Premier à avoir façonné une planche en agave, ce shaper méditerranéen cultive un esprit libre à mille lieues du surf business. Rencontre avec un homme qui a toujours préféré les planches aux podiums. « Nous, on était dans le délire, pas dans le business » « J’ai commencé à fabriquer des planches dans les années 70, raconte Nico. Mon père voulait qu’on fasse des activités nautiques. On a essayé la voile, la natation… puis la planche à voile. La première fois, on détestait ça. La planche était accrochée à une corde, on tombait tout le temps. » Le sourire revient. « Mais l’année d’après, on était qu’entre potes. Et là, c’était plus pareil. On a pris un niveau de malade. Alors on a voulu fabriquer nos planches. » Dans les années 80, le surf en Méditerranée, c’est encore de la bricole, du contreplaqué et de la passion. Nico et ses frères montent leurs premières marques. « On s’est fait piquer le nom par un camion, rigole-t-il. Alors on a changé. Et plus tard, quand je suis rentré de Tahiti, j’ai monté Manipura. Cette fois, je l’ai déposée. » De l’artisanat pur jus à l’ère du surf Disney. « Aujourd’hui, on a de la chance d’être en Méditerranée, explique-t-il. On est préservés. Là-bas, à Hossegor ou Hawaï, c’est Disney du surf. Euro Disney, Euro Surf. Nous, on a vécu ça à un autre rythme. » Mais l’esprit de liberté s’est peu à peu dilué dans le business. « On s’approprie l’image de ce que font les artisans. Comme dans *Lords of Dogtown*. Les marques rachètent les champions, les logos, les rêves. J’ai vu des mecs coller des autocollants sur mon logo pour planquer ma marque, parce qu’ils n’avaient pas le droit de surfer avec mes planches. » Un rire amer. « C’est le championnat du monde des riches, comme en Formule 1. » La planche en agave : retour à la terre Et puis un jour, ’idée d’une planche en agave. « C’est parti de trois gamins, raconte Nico. Ils me demandaient comment on faisait avant. Je leur expliquais le bois, la résine, le balsa… Et puis un matin, on voit une agave tombée au bord de la route. On la touche, on se dit : “On dirait du balsa !” On l’a embarquée. On a fabriqué une planche. » L’idée fera le tour du monde… jusqu’en Californie. « Un gars là-bas a repris le concept. Il a dit qu’il l’avait inventé. J’allais pas prendre un avion pour aller lui dire que c’était mon idée. Je l’avais pas déposée. De toute façon, je gagne pas ma vie avec ça, c’est un délire. Il aurait mieux fait de venir me voir. On aurait bossé ensemble. » Une planche pour les JO, sans la frime. Quand les organisateurs des JO contactent Nico pour exposer sa planche en agave, il croit d’abord à une erreur. « J’ai reçu un mail. Je sais même pas comment ils ont trouvé mon nom. Ils m’ont dit : “On aimerait exposer ta planche.” Je leur ai montré des photos, et c’est parti. » Lors d’une table ronde à Paris, il réalise qu’il fait partie d’une génération rare. « Marco Copello me dit : “Tu crois qu’on est combien de shapers comme nous ?” Et là, je me suis rendu compte… ouais, on est plus beaucoup. » L’esprit Manipura Aujourd’hui, Manipura est plus qu’une marque : un état d’esprit. « Manipura, c’est un chakra. En galicien, ça veut dire “main pure”. Et en indonésien, “temple éternel”. » Il sourit : « C’est marrant, parce qu’un copain m’a dit récemment : “Tu fais des planches en fleurs, ta marque c’est un chakra… t’étais déjà dans le yoga-surf avant tout le monde !” » L’artisan rit, mais reste lucide : « Aujourd’hui, le surf, c’est très bourgeois. À l’époque, on allait sur les spots en vieilles bagnoles. Maintenant, c’est des Land Rover. Mais bon, moi je continue à bosser à ma manière. Si on coupe une agave à Cassis, on m’appelle, je viens la chercher. On fait sécher, on taille, et on fabrique une planche. Une planche née d’une fleur. » « Surfer une fleur » « C’est poétique, non ? Surfer une fleur », dit-il, les yeux rieurs. Et c’est sans doute ça, le secret de Nico : faire rimer artisanat et spiritualité, surf et sincérité. Une planche, une main, une fleur, une mer et tout un monde derrière.

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 Exercice Ramstein Legacy - Roumanie

Exercice Ramstein Legacy - Roumanie

Lors de l’exercice multinational OTAN Ramstein Legacy 2024, forces aériennes et de défense sol-air alliées ont testé leur capacité à opérer ensemble dans un environnement contesté. Cet entraînement grandeur nature illustre la montée en puissance de l’intégration des systèmes de défense aérienne face à des menaces de plus en plus complexes. Article à retrouver dans "Défense Zone Magazine".

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120 jours dans le Barzakh - Djibouti

120 jours dans le Barzakh - Djibouti

Lors de mon premier retour en France j’ai réellement eu un problème de description de cet endroit si particulier. Je n’ai pas pu t’expliquer exactement ce que j’avais vécu sur place, je n’ai pas su te transmettre les émotions que j’avais éprouvées. Alors oui des photos j’en avais fait, plus de 1000 il me semble, elle étaient très belles sans aucun doute. Mais c’était de la photo de carte postale de la photo pour te montrer les quelques endroits sympa du pays. Cette fois-ci j’ai voulu que tu comprennes réellement ce qu’il se passe ici, j’ai voulu t’amener avec moi dans ce coin de l’Afrique, qui est si chaud si hostile et si vivant à la fois que je l’ai surnommé le Barzakh… Viens ! Suis moi ! Je te montre Djibouti. Ces photos c’est un peu mon carnet de voyage. Une image vaut 1000 mots paraît-il. Tu y verras du beau et du moins beau, surtout tu te feras ton avis et tu ne connaîtras pas le miens… La suite de ce projet est à découvrir dans le livre "120 jours dans le Barzakh", disponible dans la boutique en ligne.

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