Expositions
Les expositions présentées ici sont conçues comme des prolongements du travail de terrain. Elles ne constituent pas une finalité, mais une autre forme de restitution des projets photographiques. Chaque exposition interroge la mise en espace des images, leur rythme et leur articulation avec le texte, le son ou l’absence de commentaire. Le dispositif est pensé en fonction du sujet, du lieu et du contexte de présentation. Ces projets privilégient une approche sobre, laissant au spectateur le temps de regarder et de construire sa propre lecture. Ils s’inscrivent dans une démarche documentaire et narrative, sans recherche d’effet ou de spectacularisation.

Hors Cadre
Le BMX est affaire de vitesse, d’impulsion et de trajectoire. Le Rolleicord, lui, impose exactement l’inverse. Prendre son temps, composer dans un viseur dépoli, déclencher sans rafale et accepter de ne pas tout maîtriser. Cette série est née de cette confrontation. Réalisées avec un Rolleicord de 1951 au format 6 × 6, ces photographies cherchent moins à figer la performance qu’à saisir ce qui l’entoure. Un corps suspendu quelques fractions de seconde, une roue qui quitte le sol, une silhouette qui traverse le cadre, puis le vide. Avec seulement douze vues par film, chaque déclenchement devient un choix. Impossible de suivre mécaniquement le mouvement. Il faut l’anticiper, parfois le manquer, et laisser une part de hasard entrer dans l’image. Un appareil conçu il y a plus de soixante-dix ans rencontre ainsi une pratique faite de vitesse et de mouvement. Entre les deux, il reste une photographie.
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APRES LE SON.
APRÈS LE SON Images réalisées avec un RolleiCord de 1951 lors de l’édition précédente du WIM’FEST. Une fois les amplis coupés, le corps garde la trace, le regard tente de suivre, la mémoire se trouble. Photographies argentiques — formats carrés.
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