Carnets
Des notes prises en mouvement. Des lieux traversés, des visages croisés, des atmosphères saisies entre deux reportages. Carnets rassemble des fragments de terrain où photographie et écriture se répondent librement. Ici, il n’est pas toujours question d’actualité ou d’analyse, mais de regards, de détails, de fatigue, de silence, de villes, de routes et d’hommes aperçus au fil du chemin.

Droit au coeur
À Marseille, l'OM ne se résume pas à quatre-vingt-dix minutes de football. Il s'affiche sur les murs, se porte sur le dos et traverse les générations. Les maillots s'accumulent, les souvenirs deviennent des objets de collection et le bleu et blanc finit par appartenir autant à la ville qu'au club. Cette série photographie cette culture loin du stade et de la pelouse. Dans l'intimité d'une soirée, le football devient prétexte au rassemblement, au déguisement, à la musique et à la fête. Les époques se mélangent. Un vieux maillot côtoie une console de jeu, un baby-foot miniature, des vinyles ou quelques olives posées sur une table. Photographiés au flash, les corps et les objets composent un inventaire volontairement désordonné de cette passion marseillaise. Quelque chose de populaire, de joyeux, parfois excessif et profondément collectif. Ici, le football est presque secondaire. Ce qui compte, c'est ce qu'il permet de reconnaître entre ceux qui partagent les mêmes couleurs.
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Pologne, à l'est de lEurope
La Pologne occupe une place singulière en Europe. À l’est, la guerre en Ukraine a replacé la frontière, la défense et la mémoire au cœur du quotidien. À l’ouest, le pays poursuit une transformation économique et sociale rapide, profondément ancrée dans l’Union européenne. Réalisées en septembre 2026, ces photographies proposent un regard sur la Pologne contemporaine, loin des seules images de puissance militaire qui accompagnent désormais souvent le pays. Dans les rues de Cracovie, les traces de l’histoire côtoient une société moderne, mobile et européenne. Ce travail ne cherche pas à expliquer la Pologne, mais à en saisir quelques fragments. Les visages, les rues, les gestes ordinaires et les symboles composent le portrait d’un pays situé géographiquement et politiquement à l’un des points de tension du continent. Une Pologne qui regarde vers l’Europe tout en sachant que, quelques centaines de kilomètres plus à l’est, la guerre est redevenue une réalité.
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Lucky C200, une nouvelle couleur venue de Chine
Les nouvelles pellicules couleur sont suffisamment rares pour que l’arrivée de la Lucky C200 mérite un essai. Le fabricant chinois Lucky Film revient à la couleur avec une négative 200 ISO développée en C-41, disponible en 35 mm et en moyen format. Pour ce premier rouleau, pas de protocole de laboratoire. Je l’ai simplement chargée et utilisée sur la côte basque, sous une météo assez peu coopérative. Mer, architecture, végétation, ciel couvert et quelques éclaircies. Dès les premiers scans, son caractère est évident. La Lucky C200 n’est pas une pellicule neutre. Les jaunes sont très présents, les verts deviennent profonds et les ciels basculent régulièrement vers le rose ou le magenta. Le résultat est parfois assez éloigné de la réalité. Mais c’est aussi ce qui la rend intéressante. Sur certaines images, notamment sous les gros ciels basques, cette dérive donne une véritable atmosphère. Les photographies semblent parfois avoir plusieurs décennies. À l’inverse, ceux qui recherchent une restitution fidèle des couleurs risquent de la trouver difficile à maîtriser. Le grain est également assez visible pour une 200 ISO. Les hautes lumières sont plutôt bien conservées, mais les ombres se ferment rapidement. Je déconseillerais donc de la sous-exposer. Pour mon prochain rouleau, je vais même tenter 100 ISO avec un développement normal, afin de voir si elle gagne en matière dans les ombres. Il faut enfin rester prudent sur la colorimétrie. Le scan joue un rôle important dans l’interprétation d’un négatif et une partie des variations observées peut venir de cette étape. Après ce premier essai, je n’en ferais pas une pellicule de reportage. Elle manque encore de prévisibilité pour cela. En revanche, pour la photographie personnelle, la rue, le voyage ou simplement lorsque l’on cherche un rendu moins sage, elle possède quelque chose que beaucoup de pellicules ont perdu. Elle est imparfaite, parfois franchement étrange, mais elle a du caractère. Et c’est probablement la meilleure raison de remettre un rouleau dans l’appareil.
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All For Animals Festival
Retour sur la soirée organisée par mon ami Sehbe As DJ house reconnu qui mets sa carrière de musicien au service de la cause animale. 10 ans après notre premier projet au refuge de Cabriès. Je le retrouve sur scène chez nous à Sausset-les-pins.
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Wheels and Waves avec mon RolleiCord
La suite des photos du wheels, mais entièrement faites avec mon vieux RolleiCord
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Wheels and Waves 2026
Je suis parti à Wheels and Waves avec deux appareils. Mon Panasonic Lumix S5, propre, précis, efficace. Et un petit Fujifilm FinePix du début des années 2000, lent, imprécis, avec une qualité parfois franchement discutable. L’idée était simple : couvrir le Wheels autrement. Pas chercher l’image parfaite. Pas faire le catalogue des belles motos ou des tricks propres. Plutôt attraper ce qu’il y a entre. Le bruit, la poussière, les ratés, les regards, les types fatigués, les machines posées, les corps en mouvement. Le propre avec le Lumix. Le brut avec le Fuji. Au fond, raconter un festival qui vit plus qu’un festival qui pose.
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L'hommage.
Une série pensée comme un hommage visuel à l’aura de Victor Wembanyama. Entre basket, culture urbaine et jeu de silhouettes, ce shoot a été réalisé avant que Wemby ne devienne une icône mondiale consacrée par un titre NBA. il représente déjà quelque chose de rare : une présence, une démarche, une manière d’occuper l’espace qui dépasse largement le terrain.
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Hors saison
Hors Saison explore une région balnéaire du sud lorsque l’agitation touristique s’est dissipée. Les habitants reprennent possession des lieux. Les bancs, les vitrines, les terrasses et les plages redeviennent des espaces ordinaires. Entre lumière franche et couleurs vives, la série observe ceux qui vivent là toute l’année. Un territoire populaire, simple, traversé par le temps plus que par la foule.
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Rester là - Portugal
Rester, attendre, regarder. Du centre des villes à la côte atlantique, ces images racontent un Portugal discret, fait de pauses et de gestes répétés, où le temps semble parfois suspendu.
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Hawaï, à distance du mythe
L’archipel hawaïen est souvent réduit à une image de paradis tropical. Cette série photographie ce qui s’y oppose : une urbanisation dense, une nature instable, des espaces surveillés et réglementés. Un territoire réel, vécu sous contrainte, où le paysage n’est jamais neutre.
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Barcelone, ville occupée
Barcelone est une ville saturée de corps, de flux et d’usages. Cette série observe la métropole par ses occupations quotidiennes plutôt que par ses icônes. Une chronique visuelle d’une ville vécue sous tension permanente.
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Cadaqués, le temps à hauteur d’homme
À Cadaqués, hors saison, le décor s’efface. Les gestes ordinaires, les silences et les corps immobiles dessinent un autre rythme. Un village connu de tous, regardé à hauteur d’homme, quand le temps cesse de presser.
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Fragments de trottoirs basques
Rien de spectaculaire, et c’est justement le sujet. Des détails urbains, des situations fugaces, des instants pris au vol : cette série explore le Pays basque par ses rues, ses signes discrets et ses micro-scènes, loin des cartes postales.
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Corps au soleil
À Salou, station balnéaire de la Costa Dorada, les corps occupent l’espace : exposés, ralentis, immobiles ou en transit. Une journée ordinaire de tourisme, entre attente, chaleur et routines estivales.
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Depuis la plage
Le surf se joue loin du rivage. Ici, je m’attarde sur ce qui précède, entoure et suit la session : l’attente, les regards, les déplacements, les temps morts. Depuis la plage, le spectacle est diffus et ses traces restent.
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La rue maltaise, entre pierre et passages
Façades usées par le soleil, silhouettes en mouvement, détails qui accrochent le regard. À Malte, la rue mêle l’ancien et le présent dans des scènes simples, parfois inattendues, toujours habitées.
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À la dérobée, visages du Maroc
Pris sur le vif, sans interaction, ces portraits volés capturent des instants bruts de la rue marocaine. Des regards absents ou directs, des expressions suspendues, témoins d’un quotidien qui ne pose pas.
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